Marion Bornaz

There is a light that never goes out
© Marion Bornaz
Vue détaillée — 1
BETH-DITTO-CMJN
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Vue détaillée — 2
DUCHESS-SAYS-CMJN
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Vue détaillée — 3
IDLES-CMJN
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Vue détaillée — 4
MAIN-PUBLIC
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Vue détaillée — 5
MAINS-couv-CMJN
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Vue détaillée — 6
Marion Bornaz
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Vue détaillée — 7
Marion Bornaz2
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Vue détaillée — 8
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Vue détaillée — 9
Marion Bornaz4
© Marion Bornaz
Vue détaillée — 10
ÉditionChabe! 2
Photographes

  Marion Bornaz

Marion Bornaz travaille dans le spectacle vivant jusqu’en 2015. Elle décide
alors de se tourner vers la photographie qu’elle apprend en autodidacte.
Elle est aujourd’hui photographe de commande, artiste intervenante et
enseignante. Son travail personnel puise dans la banalité du quotidien et
s’enrichit de nouvelles recherches plastiques comme la sérigraphie.

There is a light that never goes out

Que reste-t-il lorsque les salles de concert ferment à cause de la pandémie ? Des souvenirs, des fragments de regards et de gestes. Avec There is a light that never goes out, la photographe lyonnaise Marion Bornaz explore ses archives pour retrouver la vibration du monde de la nuit.

La série naît pendant le confinement, à partir d’un portrait d’Annie-Claude Deschênes, chanteuse du groupe montréalais Duchess Says. Ancienne programmatrice au Clacson d’Oullins, Marion Bornaz connaît intimement la scène alternative lyonnaise. Si elle ne souhaitait pas initialement photographier des concerts, son expérience lui permet de saisir l’intensité physique du live : la lumière, les corps en mouvement, la communion entre artistes et public.

Durant le confinement, en revisitant ses clichés, elle isole des détails – un regard, un abandon, un geste – qui traduisent la vibration collective. Son travail s’inscrit dans une réflexion sur le corps comme expérience sensible du monde, proche des pensées de Camille Froidevaux-Metterie, qui affirme dans La Révolution du féminin que le vécu corporel est essentiel à la compréhension de soi et des autres.

Plus qu’un hommage aux scènes underground, la série interroge la mémoire musicale à l’heure de la dématérialisation. En fixant ces instants fugaces, Marion Bornaz transforme l’expérience du concert en trace durable, entre lumière et obscurité.

@marion.bornaz