Jean Marc Coudour

1a. Gare de Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 1
01a.Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 2
2a. Gare de Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 3
02a.Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 4
3a. Gare de Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 5
03a.Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 6
4a. Gare de Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 7
04a.Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 8
5a. Gare de Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 9
05a.Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 10
05b.Place Carnot
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 11
6a.Gare de Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 12
06a.Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 13
7a.Gare de Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 14
07a.Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 15
8a.Gare de Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 16
08a.Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 17
9a.Gare de Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 18
09a.Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 19
10a.Gare de Perrache
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 20
JM Coudour
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 21
Chabe 4 Coudour Jean-Marc
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 22
Chabe 4 Coudour Jean-Marc2
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 23
Chabe 4 Coudour Jean-Marc3
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 24
Chabe 4 Coudour Jean-Marc4
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 25
Chabe 4 Coudour Jean-Marc5
© Jean Marc Coudour
Vue détaillée — 26
ÉditionChabe! 3
Photographes

 Jean-Marc Coudour

Né à Lyon, Jean-Marc Coudour se passionne très jeune pour l’histoire, le cinéma et la peinture. Il trouve dans la photographie une manière de vivre et s’engage dans l’exploration de thèmes au long cours où son besoin de rencontrer «l’autre » entre en résonance avec ses interrogations métaphysiques, faisant sienne la pensée de Modigliani : « D’un œil, observer le monde extérieur, de l’autre regarder au fond de soi-même. »

Lyon, Perrache (Place Carnot – Le marché aux chiens – La gare)

Villeurbane, Gratte-ciel (Commémoration Charles Hernu)

1979-1982

Sans doute inspiré par le succès public du thème Lyon Vintage, j’ai choisi de présenter pour l’édition Chabe 2025 quatre séries extraites de cette même période (1979-1982) en dénoyautant cependant l’appellation vintage qui renvoie selon moi plus au constat sociologique empreint parfois d’une certaine nostalgie. C’est donc plutôt sous l’angle autobiographique qu’il faudrait regarder ces images réalisées dans le feu de ma passion émergente de l’époque, la photographie.

« Autobiographique » car je ne me suis rien épargné qui pût privilégier l’accord parfait entre l’idée que je me faisais de mon projet (élaborer mon écriture photographique) et la réalité qui m’attendait au coin de la rue. Adolescent, je me languissais en effet de me « cogner au réel » sur l’asphalte, Nikon au poignet et c’est ma ville de naissance qui m’offrit son champ visuel expérimental. Si c’est j’ai arpenté la plupart du territoire lyonnais, il y a un secteur urbain qui détenait ma prédilection, le quartier de Perrache que je sillonnais assidûment, attiré tel un oiseau migrateur. Déjà tout gosse, certains dimanches, je demandais à mon père de m’amener à la gare de Perrache regarder les trains aller et venir. Puis photographe en herbe, « Le marché aux chiens » constituait mon rituel dominical, une occasion splendide d’aller vers les autres, de provoquer la rencontre et de bousculer ma nature timide. Avant que la politique urbanistique « béton-ciment » du maire Louis Pradel ne défigure le district par sa mégastructure et la traversée d’une autoroute en plein centre ville, la Place Carnot avait l’allure d’une charmante place provinciale, flanquée de la représentation de la République solidement ancrée sur son socle imposant, qui demeure toujours comme un symbole éternel. J’aimais la vie foisonnante de ce quartier alors populaire, ses buvettes avec ses habitués, ses marchés luxuriants et ses fêtes occasionnelles. Je ne sais si la nostalgie n’est plus ce qu’elle était, mais je retire simplement de ce temps révolu un immense bonheur de l’avoir vécu et… enregistré dans ma boites à images.

Enfin, Villeurbanne – objet de ma quatrième et dernière série, réalisée en une matinée – a fait partie intégrante de mon évolution de lyonnais puisque, enfant, j’allais régulièrement passer des week-ends chez ma grand-mère qui y résidait. Plus tard, jeune apprenti photographe, je traverse un jour de fête nationale le quartier des Gratte-ciel où gradés américains et russes commémoraient la victoire. Etaient également présents le maire de Lyon, Francisque Collomb (visible sur les photos) et l’impressionnant Charles Hernu, ministres des Armées sous François Mitterrand et maire de Villeurbanne. Terriblement impressionné, surmontant ma frousse, je me place à un mètre cinquante de lui entouré de deux gradés, et clic clac Kodak, dans la boite. On raconte qu’un jour, Charles de Gaulle croise Henri Cartier-Bresson et lui dit en substance : « Vous, les photographes, vous êtes comme les artilleurs.

Vous visez, tirez et déguerpissez ! ». C’est exactement ce que j’ai fait !

Jean-Marc Coudour Lyon, mai 2025

@jm.coudour